L’existence d’une harmonie à Liers n’est évidemment pas un cas isolé. Dans tous les villages existait une société musicale. A une époque où les congés payés n’existaient pas , où la radio était encore balbutiante, les gens avaient tout comme aujourd’hui besoin de distractions et notamment de musique. A côté des clubs sportifs, quelques amateurs se rassemblaient pour animer le village et s’amuser utilement. En 1930, il existait une harmonie à Vottem, Hermée et Fexhe-Slins. En 1960, nous avions Les Amis réunis de Wandre, Les Echos du Geer de Glons, La Royale Harmonie de la Fabrique Nationale ou Le Cercle d’Amis de Juprelle. Milmort n’était pas en reste, pour se limiter aux alentours de Liers.

 

Les documents remontant aux origines ont hélas été détruits lors du bombardement de Liers par l’aviation allemande le 12 mai 1940. D’après les témoignages oraux, il existait au début du XXe siècle deux sociétés musicales : le milieu des cheminots formait « L’Avenir » ; ils étaient surnommés « les Fins solès », par opposition aux « Gros sabots » qui avaient constitué l’Harmonie communale. Dans un esprit de concorde qui caractérise encore aujourd’hui notre société, elles fusionnent le 1er mars 1910 comme Harmonie communale « L’Avenir » de Liers. Le président-fondateur est Léon Lefèvre.